Former au rôle de collaborateur, le Graal pour impliquer les équipes ?

L’engagement des collaborateurs est indispensable à l’entreprise pour grandir et perdurer c’est une évidence et dans ce cadre, la formation joue un rôle essentiel. Mais pourquoi ne forme-t-on pas au rôle de collaborateur ? Bien sûr, la question des compétences et même des savoir-être se pose, mais rarement celle de la sensibilisation à comment être « acteur » de l’entreprise, alors que les managers ont travaillé et été formé à tenir leurs postes depuis des décennies. A l’heure où 65% des métiers sont appelés à se transformer profondément voir à disparaître, comment s’adapter à ces nouveaux enjeux ?

Du statut de salarié au rôle de collaborateur 4.0
Depuis maintenant quelques années, le terme « salarié » s’est éclipsé et a laissé progressivement place à la notion de « collaborateur ». Derrière cette évolution, c’est tout le concept du rôle de collaborateur qui transparaît. Au-delà des expressions managériales et de leur mode, le terme de « salarié » peut aujourd’hui revêtir une connotation assez limitante, voir péjorative. On lui associe un statut passif de la personne. Dans ce sens, le salarié est perçu comme celui qui exécute les directives en échange d’une rémunération. Il n’est pas question de nier que ce soit la réalité que beaucoup vivent encore, seulement, de plus en plus d’entreprises prennent conscience de la valeur réelle du salarié. A l’âge de l’économie de la connaissance et de l’Humain, il n’est plus seulement un subordonné, mais avant tout un acteur de la réussite et de la performance de l’entreprise. Pour que l’organisation se développe, le point de vue doit changer : le salarié ne travaille plus pour l’entreprise, mais avec elle. Le terme « entreprise » lui-même évolue dans bien des cas au profit d’ «organisation ». Si certains n’y voit que de la « Novlangue » ou des querelles sémantiques, l’usage de ces termes reste pour autant une étape réelle dans la prise de conscience de l’évolution des rôles de chacun. Le collaborateur se colore d’un sens plus large que le simple salarié, il est celui « avec on fait œuvre commune », ce qui révèle davantage le besoin de mise en place de moyens, pour permettre de s’impliquer dans la réussite du projet.

Quels sont les enjeux liés aux rôles des collaborateurs ?
Aujourd’hui, les questions d’épanouissement au travail (et non de bonheur) et ses implications font pleinement partie des attentes. Dirigeants, managers et collaborateurs souhaitent donner un sens à ce qu’ils font. Ne pas leur permettre de se projeter avec l’organisation, c’est ajouter de la distance et mécaniquement augmenter ses risques de les voir partir à la concurrence. Les simples coûts et difficultés liés au recrutement et à l’intégration rendent déjà évidentes les raisons d’investir dans la fidélisation des talents, sans parler des notions de culture commune et de « grandir ensemble » En proposant des formations, en les informant sur les aspirations de l’entreprise et en leur confiant de nouvelles missions on se dit qu’ils seront plus susceptibles de rester. Et c’est vrai, sauf que…

Il ne suffit pas de mission ou de valeurs pour trouver du sens !
Et c’est bien là le nœud du problème. De la même manière qu’il ne suffit pas d’avoir à gérer une équipe pour être un bon manager, il ne suffit pas de collaborer pour bien comprendre son rôle de collaborateur. Cela demande de développer des compétences spécifiques !
Par exemple, combien de collaborateur font vraiment le lien entre toutes les décisions prises pour répondre aux besoins d’évolution et de rentabilité ? A combien d’entre eux a-t-on permis de prendre de la hauteur sur la valeur et la nécessité d’en créer ? Et surtout les amène-t-on à comprendre leur rôle dans tout ça, comment avoir une dynamique positive, passer du « Comment » au « Pour quoi » ?

Collaborateur + rôle = acteur
Beaucoup d’entreprises réalisent un travail sur leurs valeurs et les affichent fièrement dans leur hall d’entrée ou dans toutes les salles de pause. Bravo !
Mais les collaborateurs y sont-ils sensibilisés ? Rarement.
Quand on nomme un manager, on fait le plus souvent attention à lui fournir les bons messages et les bons éléments de compréhension de son rôle. Et c’est bien normal puisqu’il est le relai de proximité, il est celui (ou celle) qui fera vivre les ambitions de l’organisation au sein de l’équipe et aura même la charge d’obtenir des résultats. D’ailleurs à longueur de LinkedIn ou de magazines spécialisés on vous parle du rôle du manager, de sa posture, de ce qu’il doit incarner, de comment il doit aider à grandir.

Mais quid du collaborateur ?
Parce qu’ils sont plus nombreux, rares sont les entreprises à prendre la peine de les former sur ces questions. Sont-ils moins stratégiques ?
Bien sûr que non, mais si former au rôle de manager est une évidence, former au rôle de collaborateur l’est beaucoup moins. Culturellement, nous restons sur les réflexes du « salarié », celui qui exécute. C’est en ça qu’une crise comme celle de la COVID-19 peut finalement s’avérer être un formidable déclencheur.

La crise, accélérateur du rôle de collaborateur
C’est dans les instants de grands chamboulements et de perte de repères que se révèle ce qui est essentiel. Ces derniers mois ont montré que l’on ne pouvait plus se contenter d’équipes constituées de simples « exécutants » sous peine de voir toute la machine se gripper.
Comprendre quelles sont mes responsabilités et mon impact en tant que collaborateur amène à évacuer les excuses, à se mettre en mouvement, prendre des décisions et finalement gagner en confiance. Si vous êtes dirigeants ou managers, sans doute êtes-vous convaincu de l’importance du rôle de vos collaborateurs, mais est-ce qu’eux sont vraiment équipés pour l’appréhender ?
Un exemple propre à VAKOM illustre très bien cette situation : « Savez-vous quelle est la phrase qui revient le plus souvent dans la bouche des stagiaires de notre formation « Collaborateur 4.0 » ?  »
« On ne m’avait jamais parlé de cela ».

Des collaborateurs pourtant investis, présent dans l’entreprise depuis plus de 10 ans parfois… Et pourtant jamais on ne leur avait permis de comprendre leur rôle, leurs attentes, leurs intérêts dans l’œuvre commune et les comportements à en déduire.
Se révéler capable de communiquer, de s’adapter, de faire preuve de résilience, d’agilité… Tout cela s’apprend ! La preuve : on l’apprend aux managers.
Et si les cycles doivent être plus légers pour les collaborateurs, ils restent pourtant indispensables, un collaborateur n’est pas qu’un technicien.
Tout le monde y gagne : chacun comprend mieux l’autre, gagne en estime, en implication, en efficacité… Et peut montrer de la reconnaissance.

On dit souvent que les managers ont l’équipe qu’ils méritent, l’inverse est vrai aussi.
Nous sommes tous acteurs de l’entreprise, mais encore faut-il donner les moyens de l’être !

PS : la formation collaborateur 4.0.
La formation collaborateur 4.0 est une formation disponible en e-learning, avec du tutorat ou en présentiel. Très axée sur les soft-skills, elle s’adapte aux entreprises en personnalisant les contenus en fonction de leurs ambitions, leurs projets et leurs valeurs et s’adresse à tous les collaborateurs (salariés et managers) des TPE- PME. Son but : faire en sorte que chaque personne ai les ressources suffisantes pour devenir acteur de son métier et force de proposition pour l’entreprise.

Les sujets abordés :

  • Comprendre mon entreprise et ses valeurs
  • Gérer mes émotions, mon stress et ma communication
  • Gagner en confiance et en optimisme
  • Développer mon agilité
  • Sortir de ma zone de confort…

Avec plus de 100 personnes formées en 2021, pour un taux de satisfaction de 98.3%, cette formation s’impose comme un indispensable des entreprises qui souhaitent remobiliser leurs équipes et les faire grandir.

Vous voulez devenir acteur de votre formation collaborateur 4.0 ?

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