LES MANAGERS UNE ESPÈCE EN VOIE…

Disparition? Ou Mutation ?

Manager ! Non merci !
62% des salariés non-managers ne souhaitent pas le devenir, malgré l’augmentation salariale, seul avantage identifié par les non-managers. Notre pays est marqué par l’antagonisme des rapports sociaux.
Devenir manager c’est un peu « passer du côté obscur » et devoir être entre l’enclume et le marteau.
Être manager RELÈVE DU PARCOURS DU COMBATTANT.

Après avoir dû intégrer les nouvelles générations (Y et Z), « ces individualistes, instables, impatients qui veulent tout comprendre et remettent en cause tous les statuts », merci à eux, les managers ont dû faire faire face aux nombreux « Pourquoi » alors qu’ils étaient programmés pour répondre aux « Comment » et ont aussi dû REDONNER DU SENS A L’ACTION. Après avoir vu certaines entreprises expérimenter des nouveaux concepts de gouvernance autour de « l’entreprise libérée », concept qui encourage à supprimer la hiérarchie et à se séparer des managers. Les managers ont dû faire preuve d’humilité pour valoriser enfin le SENTIMENT D’APPARTENANCE à tous les salariés qui veulent s’engager.

Après avoir compris, grâce aux résultats des recherches sur le cerveau, que le stress n’était pas une fatalité que le bien-être, la qualité de vie au travail étaient des facteurs incontournables pour développer la performance, les managers ont dû modifier leurs
comportements pour adapter l’environnement de travail à chaque personne qu’ils managent.
Ils ont ainsi augmenté le SENTIMENT DE RECONNAISSANCE vital pour chaque humain.
Après ces évolutions, ces épreuves, cette mutation tant souhaitée et si bien adaptée à l’évolution humaine, l’entreprise redécouvre l’importance du management devant l’émergence de l’intelligence artificielle et de la robotisation. Les métiers qui vont disparaître sont ceux qui copient la machine et ceux que la machine peut copier avec succès. Le management est avant tout un métier dont la matière de travail est l’humain. Il doit se recentrer sur ses comportements, sur ses compétences comportementales (Soft Skills) et doit découvrir ce qui fait vraiment vibrer ceux qu’il manage au quotidien.
Ne pas dire « bonjour » ! Ne pas savoir dire « Merci, Bravo »,
Ne pas faire preuve de gratitude, de reconnaissance,
Ne pas connaître, comprendre et faire preuve d’empathie, de bienveillance pour chaque personne managée etc…
Tout cela détruit l’engagement humain et la performance durable.
Les petits chefs, les experts qui savent tout, les tyrans maltraitants et les pervers narcissiques doivent être remplacés par des managers/leaders.

Le manager doit se réinventer et devenir le leader qui éclaire et qui évite d’éblouir ou d’éteindre.
Si le manager était hier droit dans ses bottes celui d’aujourd’hui est à l’aise dans ses baskets !

Jean-Louis FEL